Le Mali est un État d'Afrique de l'Ouest ayant des frontières communes avec la Mauritanie et l'Algérie au nord, avec le Niger à l'est, avec le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire au sud, avec la Guinée au sud-ouest et avec le Sénégal à l'ouest. Le point le plus haut est le Hombori Tondo (1155 m) situé dans la partie centrale du pays.
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Le Mali possède une histoire riche et relativement bien connue. Il a été le siège de quatre grands empires : l'Empire du Ghana, l'Empire du Mali, l'Empire songhaï et l'Empire Peul du Macina.
Suite à l'invasion de la France en 1880, le Mali devient une colonie française (Soudan français). Le 4 avril 1959, la Fédération du Mali est créée avec le Sénégal (indépendant en juin 1960), mais est dissoute dès l'année suivante et la république du Mali proclamée par Modibo Keïta en août 1960.
Le gouvernement de Modibo Keïta est victime en 1968 d'un Coup d'État de Moussa Traoré, qui instaure une dictature jusqu'en 1991. Année où il est renversé par le général Amadou Toumani Touré qui, après une période de transition restaure la démocratie avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992. Ce dernier est réélu en 1997.
Suite à l'élection de 2002, Amadou Toumani Touré, qui a quitté l'armée pour se présenter, est
élu Président de la République du Mali.
Le Mali est une république
avec un parlement
unicaméral. Le pouvoir exécutif est représenté par le président
et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l'Assemblée nationale.
La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.

Carte du Mali
Le Mali, avec ses 1 241 000 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l'Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km² dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km² dans la région saharienne du Nord.
Le pays possède des frontières communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal.
Outre la capitale Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti et Sikasso.
Le pays possède trois grandes zones climatiques :
Le relief est peu accentué. Les plaines
alluviales, très vastes, sont toutefois dominées par quelques plateaux
calcaires et de grès (plateaux mandingues et dogon).
Le point culminant du Mali est le Mont Hombori.
Le Mali est divisé en huit régions et un district. Ces subdivisions portent le nom de leur ville principale. Les trois régions du nord: Gao, Kidal et Tombouctou représentent les deux tiers de la superficie du pays pour seulement 10% de sa population. Au sud le pays est divisé entre les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et le district de Bamako.
La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.
Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territoriale hérité de l'administration coloniale et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis.[2]
Il y a 703 communes au Mali, dont 684 nouvelles communes ont été créées en 1996. Une loi de 1999 confirme cette réorganisation administrative et territoriale du Mali en créant les cercles (regroupement de communes) et les régions (regroupement de cercles) [3].
L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place.
En 2005, un document cadre de la politique nationale (DCPN) de décentralisation (2005-2014) a été adopté et s’articule autour de quatre (04) axes majeurs à savoir :
En 2005, la huitième Institution de la République du Mali a été créée. Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales assure la représentation nationale des collectivités territoriales. Son avis est requis sur toutes les questions concernant la politique de développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités territoriales. [3]
Usine de coton de la Compagnie malienne pour le développement du textile
Marché du Mali
Le Mali est un pays en voie de développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Environ 10% de la population est nomade et environ 80% travaillent dans l'agriculture ou la pêche. L'activité industrielle est concentrée autour des activités agricoles. L'immigration constitue une très importante manne de revenu. Le Mali dépend de l'aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux pour le coton, son exportation principale. En 1997, le gouvernement a mis en place un programme d'ajustement structurel réclamé par le FMI qui a aidé la croissance, la diversification et les investissements étrangers. Ces réformes économiques et la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994 ont soutenu une croissance moyenne de 4%. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région sub-saharienne.
Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 366 dollars en 2005.
Le Mali est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le texte qui précède est une traduction du CIA World Factbook. Les informations concernant la réussite des politiques d'ajustements structurels doivent donc être analysées avec circonspection. Suite à la chute du cours du coton sur le marché en 2005, les paysans maliens produisent aujourd'hui à perte. Les agriculteurs dégagent des marges de plus en plus étroites et sont obligés de contracter des dettes. la CMDT (Compagnie malienne du développement des textiles) achète le kilo de coton 160 francs CFA alors que la production de ce même kilo coûte 190 francs CFA. De plus, en subventionnant leurs paysans, les États-Unis tuent ce marché. Le Mali envisage des alternatives, mais on ne sort pas si facilement de la monoculture.
Quant à la dévaluation du franc CFA, sensée favoriser les exportations, elle a surtout divisé par deux la valeur des capitaux nationaux et donc les capacités d'investissement nationales ; les exportations Maliennes de produits transformés sont avant tout bloquées par des barrières administratives, et non du fait de leur prix.
En plus du coton (12ème producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200 000 tonnes) dont une faible partie seulement est exportée (3 000 tonnes) malgré un énorme potentiel. C'est un gros producteur et exportateur de bétail dans la région :
L'or occupe la troisième place dans les recettes d'exportation du Mali après le coton et le bétail sur pied. D'autres produits comme l'arachide (360 000 tonnes produites en 2003) s'exportent fortement.
En ce qui concerne l'immobilier, Le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans le secteur des Bâtiments et travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent d'énormes possibilités d'investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d'appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines).
Le tourisme, qui a un potentiel moyen, est mal développé.
Indice de développement humain (IDH) : 164e sur 173 en 2000
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Évolution de l'IDH sur 25
ans[4] |
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Année |
1975 |
1980 |
1985 |
1990 |
1995 |
2000 |
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IDH |
0,252 |
0,279 |
0,292 |
0,312 |
0,346 |
0,386 |
Indicateur de pauvreté humaine (IPH-1) : 81e sur 88 pays en développement (IPH-1 de 47,3 %)
Le rapport national sur le développement humain
2006 porte sur les relations entre la dégradation de l'environnement et ses
effets sur les conditions de vie et de bien-être des populations. Les
recommandations touchent principalement la maîtrise des eaux, la diminution de
la pression humaine sur les ressources forestières, le contrôle des déchets
chimiques toxiques, la lutte contre l'ensablement et la désertification. Il
propose notamment de renforcer les capacités de gestion des populations locales
et réclame l'application de la réglementation existante[5].
Le Mali a 12 millions d'habitants (estimation juillet 2004).
Le Taux de mortalité infantile (enfants de moins d’un an)en 2004 était de 121 pour mille.
Évolution de la démographie entre
1961 et 2003 (chiffre de la FAO,
2005). Population en milliers d'habitants.
Le Mali a su conserver les éléments importants de ses cultures traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») exercent toujours leurs fonctions de musiciens-poètes transmettant l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations. Bakary Soumano, chef des griots du Mali de 1994 à 2003, a contribué à réhabiliter les fonctions du griot dans la société moderne.
Les mélodies traditionnelles, autrefois jouées sur la kora, continuent d'alimenter la musique d'aujourd'hui via des interprètes dignes descendants des griots tels Ali Farka Touré, Boubacar Traoré ou Toumani Diabaté. Parmi les non-griots, on peut également citer Salif Keïta, artiste et musicien malinké talentueux.
Parmi les grands écrivains maliens, on peut citer Amadou Hampâté Bâ.