La Colombie

 

Géographie et climat :

 

Grand comme quatre fois la France ce pays se trouve à L’extrémité nord ouest de l’Amérique du Sud ce qui lui permet d’avoir des cotes sur l’Atlantique et le

Pacifique.  Il est traditionnellement divisé en quatre régions : Andin, Caribe, Orinoquia, Costa Pacifica.

Les montagnes andines en dominent la moitié ouest  et de nombreux volcans sont encore en activité. L’est de son territoire est constitué de plaines et de jungles dont notamment la jungle amazonienne. Il est abreuvé par trois grands fleuves: La Magdalena, Le Cauca, et l’Amazone. Elle possède des frontières terrestres avec le Venezuela à l’est, le Brésil au sud est, le Pérou, l’Equateur au sud, et le Panama au Nord ouest. Ses frontières maritimes incluent en sus la Jamaïque, Haïti, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et la République Dominicaine.

Le Climat est chaud le long des cotes, dans les plaines et en Amazonie, mais varie énormément en fonction de l’altitude et de l’orientation des vents. Le point le plus haut  et le plus froid de la Colombie est  la montagne Cristobal Colomb qui culmine 5775m.

 

 

Bio-diversité

 

 

La Colombie est un pays extrêmement riche par ces ressources naturelles. La diversité de sa géographie et de ses climats, permet en plus de ses espèces indigènes, l’élevage de presque tout le bétail utilisé actuellement sur la planète ainsi que la culture de presque tous les végétaux. Ces ressources hydriques sont immenses et elle possède un excellent capital minier et fossile.

 

Organisation territoriale

 

 

Le pays est partagé politiquement et administrativement  entre 32 départements et 1098 communes auxquelles il faut ajouter la capitale, Bogota. La ville la plus grande et la plus peuplée est Bogota (7.582.056 ha.), suivie par Médecin 3.263.949 hab.). Cali (2.553.399 hab.) et Barranquilla 1.600.710. A elles seules ces quatre métropoles concentrent environ trente pour cent de la population du pays. A ces chiffres il faut ajouter un nombre indéterminé de réfugiés issus de campagnes où sévit la guerre civile qu’on appelle pudiquement là-bas les déplacés. Plusieurs facteurs tendent à les occulter des recensements officiels mais on peut néanmoins penser que leur nombre dépasse plusieurs centaines de milliers de personnes parmi lesquelles il faut compter une majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées. La population colombienne est estimée (recensement 2005) à 41.242.948 habitants.

Plus de soixante quinze pour cent d’entres vivent dans les capitales départementales et dans leurs environs.

 

Organisation Politique

 

 

En accord avec la constitution de 1991 la Colombie est un état de droit organisé en république. Les représentants élus siègent dans deux chambres séparées

au sein du cons colombien: le Sénat et la Chambre des Représentants. Les membres des deux chambres sont élus pour la durée de quatre ans ainsi que les présidents de la République à l’exception de l’actuel chef de l’état colombien qui a fait changer la constitution dans le but de pouvoir briguer un deuxième mandat.

 

 

Démographie

 

 

La Colombie possède le troisième rang sud américain par le nombre de ses habitants, derrière le Brésil et le Mexique. L’immense majorité des populations, soixante quinze pour cent, vit  dans une trentaines de villes de plus de 100 OOO habitants, les capitales départementales tandis que les neuf départements du sud Est (Cinquante quatre pour cent du territoire) se partagent moins de trois pour cent de la population totale du pays avec une densité de moins d’ une personne au Kilomètre carré.

 

 

Religion

 

D’une manière générale les colombiens et les colombiennes sont très croyants.

La religion prédominante est le christianisme, principalement de confession catholique. Quatre vingt douze pour cent des colombiens sont baptisés au sein

de cette église. Un pour cent des colombiens serai athée. Les sept pour cent restants sont de confession, protestante, adventiste, anglicane, baptiste, mormon, universaliste, et témoins de Jéhovah. On trouve également des groupes de musulmans et de juifs ainsi que des bouddhistes et des taoïstes. Et bien sur des Animistes, surtout parmi les indigènes ou afro amérindiennes. Jusqu’à l’avènement de la constitution de 1991 le catholicisme était religion d’état.

 

 

Langues Colombiennes

 

 

L’espagnol ou Castillan est la langue officielle Colombienne mais les variations du castillan ont donné le jour à de nombreux patois régionaux.  Plus de soixante langues indigènes demeurent vivantes. Ces dernières sont parlées par moins de deux pour cent de la population. Le pourcentage des indigènes ayant survécut à la colonisation, le restant de la population étant d’origine métisse dans sa très grande majorité. A ces langues, il faut ajouter les langages créoles afro-colombiens et le créole de l’archipel de San Andrés de la Providencia qui est anglo-colombien.

 

 

Enseignement

 

 

En Colombie l’enseignement est divisé en quatre parties : maternelle, primaire, secondaire et universitaire.  D’une manière générale l’enseignement publique est considéré comme étant de meilleure qualité que le privé. Cependant, compte tenu des insuffisances du public, en termes de places surtout, 70% de l’enseignement colombien est aux mains du secteur privé conventionné par le Ministère de l’Education Nationale. Cela est surtout vrai en ce qui concerne l’enseignement secondaire et universitaire.

Il est intéressant de noter que la très grande majorité des colombiens dépense une très grande partie de ses revenus pour pouvoir assurer une scolarisation de qualité à leurs enfants.

 

 

Histoire Colombienne

 

 

Avant les espagnols

 

 

Les plus anciens vestiges archéologiques découverts à ce jour datent d’environ 10000 ans.  Ils correspondent à la période connue comme: “Paléoindienne”. On y a également retrouvé de nombreux objets datant de la période dite: “archaïque” Parmi ceux ci se trouve la plus ancienne pièce de céramique découverte en Amérique du sud datée de 3000 ans avant J.C....A part de 1500 ans avant J.C. commencent la période  “Formative” parmi laquelle se sont particulièrement distinguées la Culture de San Augustin et la Culture de Tierradentro.

 

Trois grandes familles linguistiques dominaient l’actuel territoire colombien à l’arrivée des envahisseurs espagnols: les arawuaks, les caraïbes, kes Chibchas. Ces familles se partageaient un nombre de langues difficile à estimer. Aujourd’hui il en reste une soixantaine que se partagent environ deux pour cent de la population. correspondants aux populations amérindiennes ayant survécut à la colonisation.

 

Cette partie de l’histoire demeure aujourd’hui largement méconnue tout comme le reste de l’histoire sud américaine précolombien. Il en va généralement de

même de la plupart des pays ayant subit une très longue colonisation européenne.

 

 

La colonisation Espagnole

 

 

En 1499 Américo Vespucio parvient sur la cote est de l’actuelle Colombie  ainsi nommée en hommage à Christophe Colomb . En 1525 est fondée la ville de Santa Marta, en 1533 Carthagène des Indes et en 1538 l’actuelle capitale Santa de Bogota.

La colombie n’a jamais été considérée comme une colonie mais a, dés ses débuts, été intégrée au royaume espagnol. Des l’an 1500 les lois espagnoles interdisent l’esclavage des indiens mais en 1512 les lois de burgos introduisent un impôt en nature qui oblige les indigènes à travailler dans les mines et dans d’autres travaux tout aussi terribles. Ces lois vont provoquer une affreuse mortalité durant le 16ème siècle, et par voie de conséquence, la colonisation devenue essentielle pour la mise en valeur de ses terres et des minerais qu’elles renfermaient. La Couronne espagnole vendit alors de nombreuses terres aux

gouvernants de la province ainsi qu’aux conquistadores et à leurs descendants. C’est ainsi que se sont crées de grands “royaumes agraires et miniers”. C’est à partir de ce moment que vont arriver les premiers colons, des paysans pauvres espagnols pour la plupart.

C’est à ce moment là également que commence l’importation massive d’esclaves africains. Ces derniers étant destinés à remplacer les indigènes presque entièrement décimés.

 

L’Indépendance

 

En 1717 après deux siècles de colonisation la Nueva Granada, c’est ainsi qu’était nommée la province espagnole couvrant l’actuel territoire colombien, devient le Vice-royauté de Santa . A cette occasion, la société subit d’importants changements en ce qui concerne l’organisation de la propriété et l’accession à la terre, ce qui provoque d’importants soulèvements populaires tels que la révolte des Communiers en 1781. Quelques années plus tard Antonio Narino traduit et diffuse les Droits de l’Homme et du Citoyen. 

 

Les luttes pour l’indépendance colombienne démarrent alors au même temps que les autres mouvements latino-américains qui, lors de l’instauration de José Bonaparte comme roi d’Espagne, déclarent la sécession avec la métropole. D’abord menées par Narino et Camilo Torres, elles seront ensuite dirigées par Simon Bolivar et Francisco de Paula Santander. De1810 à 1819 eurent lieu de nombreuses batailles jusqu’à la victoire de Boyaca, le 7 août 1819, qui mit fin à la guerre.  Les territoires recouvrant  l’Equateur, le Venezuela et la Colombie devinrent alors une République Fédérale en prenant le nom de Grande Colombie. Son Premier Président fut Simon Bolivar.

Mais dés 1830 les divisions et les luttes intestines entre les différents potentats conduisent à la séparation entre l’Equateur, le Venezuela, et la Colombie d’abord nommée Cundinamarca. Cette dernière pris son nom actuel en 1863 : Republica de Colombia.

Tout au long du 19ème siècle les conflits entre les différents potentats colombiens et le régionalisme ont provoqué d’innombrables guerres civiles entre libéraux et conservateurs. Celles-ci culmineront avec la guerre des 1000 jours (1899-1902).

 

 

La Domination nord américaine

 

Dés 1903, les États-Unis d’Amérique du Nord, profitant de l’état de débilité du pays, s’emparent de la province de Panama qui faisait partie intégrante de la Colombie depuis 1821. Cette province sur laquelle se trouve le fameux canal de Panama deviendra pendant la plus grosse partie du vingtième siècle l’une  des clés de la domination maritime, militaire et commerciale des U.S.A. non seulement  sur l’Amérique du Sud mais aussi du reste du monde. Bien qu’il soit communément admis que la cession de cette province aie été indemnisé par la somme de vingt cinq millions de dollars, il est intéressant de noter que cette somme correspondait au coût de la ligne de chemin de fer qui suit le trajet du canal. Laquelle ligne avait été entièrement financée par l’état colombien.

Parallèlement les grandes compagnies nord américaines s’emparent de l’usufruit de la plupart des grandes ressources agro-alimentaires et minières colombiennes.

 

 

Le 20ème siècle

 

 

Les conservateurs se maintirent au pouvoir jusqu’en 1930. Leur politique économique fut marquée par le libre échangisme et la soumission au grand voisin du nord. Cette politique a permis la modernisation du pays mais s’est traduite par l’appauvrissement des populations les plus pauvres. Cependant les divisions internes du parti conservateur vont permettre l’accession au pouvoir des libéraux qui mirent en chantier d’importantes réformes sociales. Ces derniers se maintiendront aux affaires jusqu’au début de la deuxième guerre mondiale. Durant celle-ci s’installe à nouveau un climat propice à la guerre civile entre conservateurs et libéraux.

E`t c’est dans un climat extrêmement tendu que fut assassiné le 9 avril 1948 à Bogota, le candidat libéral à la présidentielle: “Jorge Eliecer Gaitàn. Son meurtrier fut immédiatement lynché par la foule ce qui interdit à tout jamais la recherche des commanditaires de ce meurtre politique.

Cet événement provoqua la révolte populaire et fut le détonateur d’une intense répression de la part des conservateurs contre les libéraux. A cette occasion le gouvernement fit venir d’Espagne de nombreux mercenaires franquistes surnommés par la population les : “chulavistas”. Les massacres vont alors durer pendant des années. Cette période tragique de l’histoire colombienne est nommée tout simplement par les colombiens: “la violence”. C’est à ce moment que les paysans libéraux recommencèrent à s’organiser en guérillas. Finalement le général Gustavo Rojas Pinilla déposa le président de la république Lauréano gomez, largement responsable de la “violence” et mit fin aux massacres. Il négocia avec les guérillas libérales qui rendirent les armes mais ne put empêcher la création des guérillas d’inspiration marxiste. Deux d’entre elles demeurent aujourd’hui en activité, es FARCs (Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes et l’E.LN. (Armée de Libération Colombienne).

Bien que le gouvernement du Général Rojas aie permis une amélioration certaine de la situation générale, son gouvernement devint de plus en plus impopulaire à mesure qu’il s’endurcissait en remettant la censure au goût du jour et en faisant assassiner plusieurs étudiants. Il dût démissionner en 1957 en laissant le pays entre les mains d’une junte militaire.

Dans le but de rendre le pouvoir à un gouvernement civil, les conservateurs s’allièrent au sein d’un Front National. Cet accord prévoyait une répartition équitable des charges gouvernementales entre les deux partis et une alternance des Présidents de la République. Il a prévalut grosso modo jusqu’a la fin du vingtième siècle. Cependant, il ne produisit pas les résultats escomptés notamment en ce qui concerne les plus pauvres et les paysans ce qui provoqua un renforcement des guérillas et même la création d’une guérilla urbaine le M19 (Mouvement du 19 avril).

Parallèlement les paramilitaires directement inspirés par l’école militaire nord américaine de Panama firent leur apparition et s’organisèrent au sein des AUCs (Armées Unies Colombiennes) En 1982 Le Président Belisario Betancour entreprend des négociations dans le but de négocier la réédition des guérillas. Cette tentative s’est soldée par un échec mais est tout au moins parvenu à désarmer le M.19.

En 1999 le Président Andrés Pastrana entreprend une négociation avec les Farcs. Ce processus fut interrompu avant la fin de son mandat. Et son successeur Alvaro Uribe fut élu en 2002 sur un programme prévoyant une guerre totale et l’anéantissement des deux guérillas Marxistes sans négociations. A ce jours, il n’a toujours pas réussi son pari bien qu’il aie fait changer la constitution colombienne dans le but (atteint, puisqu’il vient d’être réélu) d’obtenir un deuxième mandat et qu’il soit parvenu à désarmer une petite partie du mouvement paramilitaire ce que ces détracteurs et la guérilla conteste.