La Grande Girafe   - COMMERCE EQUITABLE - De plus haut, on voit plus loin
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Producteurs

Alter trade - Philippine :
Alter trade est née de la crise sucrière de 1985. Face à des paysans organisés pour produire des sucre mascobado, elle leur propose l'achat direct de ce sucre à un prix supérieur à celui du marché. Le mascobado est un sucre de canne complet, de production artisanale.

Apikri - Indonésie :


Apikri Inc. est une organisation commerciale qui souhaite améliorer les conditions socio-économiques de familles pauvres. Créée en 1990, elle souhaite développer des emplois au moyen de l'artisanat. Apikri Inc. propose ainsi ses services de vente à 56 groupes d'artisans organisés en micro-entreprises ou petits ateliers. Apikri Inc. commercialise les produits en Indonésie et à l'exportation sur le marché du commerce équitable.




Bomboloulou - Kenya :
Situé sur la cote est du Kenya, cet atelier regroupe depuis 1969, 160 victimes de polio ou aveugles. Ils sont formés, durant une année, à la production artisanale. Chaque artisan est payé à la pièce. Ils sont logés, leurs frais de scolarité et médicaux sont pris en charge. Ils bénéficient également d'une assurance maladie et de congés payés. Les handicapés qui travaillent avec Bombouloulu ont une vie normale, se marient, ont des enfants, épargnent pour acheter une maison et prennent en charge leurs parents. Ce qui est, selon les responsables, la plus grande réussite du projet.

CIAP :

Conacado - République Dominicaine :
Cette confédération rassemble 9 organisations régionales regroupant elles-mêmes 130 coopératives. 9000 petits fermiers en sont membres.
Element central du travail de Conacado: la commercialisation directe du cacao par les fermiers. Dès sa création, en 1987, elle les encourage à la production biologique. L'organisation leur octroie des crédits à des taux d'intérêts préférentiels, leur distribue des bénéfices.
Le fonctionnement est démocratique: l'assemblée générale des coopératives, qui rassemble tous les fermiers, se réunit une fois par an. Conacado a créé 3 groupes féminins de production alimentaire et de dérivés du cacao

COMPARTE - Chili :


C'est la crise économique qui conduit des entrepreneurs à créer Comparte en 1987. Leur but est de trouver à l'étranger un marché pour l'artisanat. Société à but non lucratif, Comparte travaille avec environ 400 ateliers, soit 1200 personnes d'un niveau de vie modeste. Comparte laisse aux artisans la liberté de fixer les prix de vente et lors d'une commande fait une avance de 25 à 50% pour l'achat des matières premières. Les artisans produisent des bijoux, des instruments de musique, des utilitaires de table, des jouets en bois, etc...

Coopecanera - Costa Rica :
Au Costa Rica, il existe 3 coopératives de sucre. Coopecanera en est une. Grâce à cette coopérative, les paysans affiliés sont moins dépendants des revendeurs commerciaux. Grâce à la raffinerie de sucre de San Ramon que la coopérative a rachetée, les paysans sont en mesure de transformer leur récolte en sucre brun. Coopecanera revend le sucre à Laica, une ligue nationale qui s’occupe des permis d’exportation et aide à satisfaire aux exigences de qualité.

El Ceibo - Bolivie :
Dans les années soixante, le gouvernement bolivien a lancé un vaste programme de réinstallation en faveur des paysans et des ouvriers-mineurs de l’Altiplano, mettant à disposition des migrants volontaires des lopins de terre, de l’argent et un appui technique. Des milliers de familles pauvres, d’origine indigène principalement, qui ne pouvaient plus vivre décemment sur l’Altiplano, ont ainsi migré vers les territoires amazoniens. Chaque famille a bien reçu un lopin de terre de 12 hectares, dont quatre devaient obligatoirement être affectés à la culture du cacao, mais les moyens financiers et l’appui technique promis sont restés lettre morte. Néanmoins beaucoup de personnes tombèrent malades et moururent ou alors recherchèrent ailleurs leur bonheur. Quant aux familles qui n’abandonnèrent pas malgré tous ces désagréments, elles formèrent des communautés villageoises, conformément à leurs coutumes. En Alto Beni, quatre de ces communautés constituèrent une fédération chargée de la commercialisation du cacao, qui fut nommée El Ceibo.
Très tôt, El Ceibo est parvenu à rompre le monopole de transport et de prix des intermédiaires et à commercialiser elle-même le cacao. Comme les prix de l’industrie de transformation n’étaient eux-mêmes pas corrects, El Ceibo a décidé de ne pas se limiter à la vente des graines brutes récoltées. Ainsi, un centre collecteur et une installation de séchage ont été d’abord installés à Sapecho, près de la route vers La Paz. Plus tard, une rudimentaire fabrique de cacao a été érigée dans un quartier périphérique de La Paz. El Ceibo fut dès lors la première petite coopérative de producteurs qui parvint à fabriquer et à exporter des produits finis à base de cacao (poudre, beurre, chocolat).
El Ceibo a été pionnier de la culture biologique. Une grande part de la production a été reconvertie de sorte que dès 1988, du cacao certifié "bio" a pu être commercialisé. Avec cinq autres organisations boliviennes, El Ceibo a fondé la Fédération nationale des producteurs écologiques (AOPEB). Depuis 1995, la coopérative dispose d’une nouvelle fabrique ultramoderne, financée largement par ses propres moyens, grâce notamment au commerce équitable. El Ceibo peut ainsi fabriquer des produits à base de cacao répondant aux normes élevées d’hygiène et de qualité qui prévalent dans l’UE.
El Ceibo est fondé sur des structures claires et participatives à tous les niveaux. Ses buts coopératifs visaient la transformation et la commercialisation autonome du cacao, afin d’obtenir des prix viables susceptibles d’améliorer les conditions de vie des petits paysans défavorisés de l’Alto Beni. Entre-temps, les objectifs se sont élargis : dans la perspective d’un développement durable de la population indigène et d’une préservation écologique de la forêt tropicale.
Depuis 1999, El Ceibo compte 37 groupes totalisant 810 membres. Il s’agit de petits ou très petits exploitants, la plupart d’origine indigène. Ils vivent avec leur famille dans des hameaux très éparpillés et éloignés de la forêt tropicale du Rio Beni. Pour l’auto-approvisionnement, ils cultivent du maïs, des pois et les légumes les plus divers. Agrumes, bananes et autres fruits -généralement en cultures mixtes avec le cacao- sont également produits pour le marché. Pour la plupart des familles, la vente des fèves de cacao et des produits à base de cacao constitue le revenu principal tout au long de l’année. Aujourd’hui, elles souhaitent réduire cette dépendance grâce à la production de fruits séchés et d’hibiscus. Cette diversification s’adresse principalement aux femmes, car elles sont généralement assez peu impliquées dans la culture et la vente du cacao.

Fedecocagua - Guatemala :
Fondée en 1969 pour lutter contre l’exploitation des petits producteurs, la coopératives de Fedecocagua est une fédération de 130 groupes de petits producteurs. Les primes touchées grâce au commerce équitable ont servi à l’achat de véhicules et de matériel de production, au financement de programmes de formation, à la construction de pharmacies ou encore au développement du micro-crédit. Enfin, la conversion à l’agriculture biologique et la certification par le label AB donnent de nouveaux atouts à cette coopérative.

Kuapa Kokoo - Ghana :
« Pa Pa Paa » est la devise de Kuapa Kokoo qui signifie «de la meilleure qualité » ; non sans raison d’ailleurs. Chaque groupe de producteurs s’est doté de deux responsables de la qualité du cacao. Par souci d’efficacité, un opérateur organise également la collecte des fèves, remplit les carnets des paysans et tient la comptabilité. Les fèves sont mises en sacs au sein de chaque groupe et sont stockées en attendant la visite régulière du camion de Kuapa Kokoo. Celle-ci parvient à collecter et à livrer le cacao en 4 à 5 semaines. Kuapa Kokoo est aussi le seul négociant privé ghanéen qui n’a pas de dette à l’issue de 2 récoltes. A la différence d’autres compagnies privées, Kuapa Kokoo organise tout pour l’unique bénéfice des fermiers et non pour celui des actionnaires. Le bonus est réparti entre les sociétés villageoises et sert la plupart du temps à l’achat de cacaoyers, d’outils et de camions. Une partie des bénéfices est consacrée à des projets collectifs comme l’entretien des infrastructures, la formation, l’application de méthodes de culture plus écologiques ou encore des dispensaires mobiles. Des programmes d’épargne et de crédit financent d’autres activités rémunératrices, notamment pour les femmes, comme la confection de savons à partir de l’enveloppe des fèves de cacao.
Kuapa Kokoo travaille avec 300 « sociétés villageoises » regroupant 30 000 fermiers. Les producteurs participent à la gestion démocratique de l’organisation. Chaque société choisit un comité de 7 membres (président, trésorier, secrétaire…). Fait notable, 2 des 7 membres sont des femmes.
Environ 10% de la production de Kuapa Kokoo est vendue à des organisations de commerce équitable. Le prix payé est en moyenne de 15% supérieur à celui du marché mondial et ne descend jamais en dessous d’un montant fixé à l’avance. Le partenariat avec Kuapa Kokoo se base sur le long terme. Des commandes régulières sont garanties, ce qui permet aux paysans de mieux planifier leurs investissements pré-financées à 50%, afin que les paysans ne s’endettent pas pour financer les coûts encourus par la production.

Maryknoll - Cambodge :
Des étoles moirées en soie ou coton du Cambodgeaux couleurs chaleureuses.
Etabli en 1991 à Phnom Penh afin de rendre dignité et espoir aux victimes de mines antipersonnel, vestige d'une longue guerre dont es ravages perdurent. Ce programme vise à former durant 6 mois de jeunes gens à la couture, tissage, informatique, travail du bois et alphabétisation.
En 10 années Maryknoll à formé quelques 700 personnes.
Une fois formé, chaque diplômé se partage le bénéfice des ventes de l'atelier afin de créer ensuite sa propre entreprise

Salay Paper - Philippines :
Cet atelier fut fondé en 1987 comme micro projet afin de répondre aux besoins en activité génératrice de ressources des habitants défavorisés de l'île de Salay (paysans, femmes au foyer, étudiants déscolarisés). 15 années plus tard, l'activité est telle que le nombre des membres est passé de 10 à 270 créant et fabriquant différentes lignes de papeterie artisanale.
La matière première employée n'est autre que le Cogon "imperata cylindrica exalta", une herbe envahissante véritable fléau pour l'agriculture locale et qui jusqu' alors n'avait jamais put être exploitée. Chaque membre de l'atelier travaille chez lui, reçoit des formations en Anglais et informatique, les soins médicaux sont pris en charge et chaque année une dizaine de bourses d'étude sont offertes aux familles les plus méritantes.
De plus, et ce depuis 1999, les bénéfices réalisés sont partagés par les membres de l'atelier.

Salay Paper - Philippines
Cet atelier fut fondé en 1987 comme micro projet afin de répondre aux besoins en activité génératrice de ressources des habitants défavorisés de l'île de Salay (paysans, femmes au foyer, étudiants déscolarisés). 15 années plus tard, l'activité est telle que le nombre des membres est passé de 10 à 270 créant et fabriquant différentes lignes de papeterie artisanale.
La matière première employée n'est autre que le Cogon "imperata cylindrica exalta", une herbe envahissante véritable fléau pour l'agriculture locale et qui jusqu' alors n'avait jamais put être exploitée. Chaque membre de l'atelier travaille chez lui, reçoit des formations en Anglais et informatique, les soins médicaux sont pris en charge et chaque année une dizaine de bourses d'étude sont offertes aux familles les plus méritantes.
De plus, et ce depuis 1999, les bénéfices réalisés sont partagés par les membres de l'atelier.

Sofa - Sri Lanka :
L’association des petits producteurs de thé biologique de la région de Kandy (SOFA) regroupe à ce jour plus de 462 membres. Créée en 1993, le regroupement et le passage à l’agriculture biologique ont permis une meilleure valorisation du thé produit.
En effet, le prix du kilo de thé, fixé sur une bourse d’échange nationale, est généralement très faible : 8 à 12 roupies le kilo (soit l’équivalent de 10 cents d’euros), alors que le prix de revient pour un petit producteur est autour de 15 à 20 roupies. Ainsi, un grand nombre de petits producteurs de la région de Kandy avait eu tendance à abandonner la culture du thé.
A présent, la coopérative reçoit 35 roupies par kilo de thé acheté dans le cadre de ses ventes de thé biologique aux acteurs du Commerce Equitable.
Les producteurs, regroupés dans la structure coopérative, cultivent une surface de 1,5 hectares de thé en moyenne.


Les membres de la coopérative décident eux-mêmes de la redistribution du prix d’achat (35 roupies), entre leur rémunération et l’investissement dans des projets de valorisation de leurs cultures ou des projets collectifs.
Le premier investissement a porté sur la formation, la certification biologique (obtenue en 1996) et le suivi des producteurs. A présent, l’effort principal est porté sur la valorisation des terrains : replantation de plants de thé et fertilisation. Ainsi, en 2001, la coopérative a pu distribuer plus de 200 nouveaux plants de thé, 100 kilos d’engrais verts (pierre de Dolomite) à chacun des producteurs, ainsi que 40 vaches. De nombreux membres ont aussi démarré des pépinières pour densifier leurs plantations.
La coopérative se charge de la collecte des productions des différents membres répartis sur la région, du contrôle qualité et du contrôle de la traçabilité vis à vis des exigences de la culture biologique.
Le thé est acheté au niveau local par Bio Foods, société privée qui se charge de la transformation et de l’export.
Bio Foods coordonne les productions de thé avec la réalisation des emballages.
Les boîtes de thé sont réalisées à partir de feuilles de palme de culture par 20 petits groupes de 10 à 15 artisans répartis à l’ouest de la ville de Kandy. Une fois récoltées, les feuilles sont bouillies pendant trois heures puis séchées au soleil. Ensuite, une petite séance de repassage les attend pour être ensuite découpées en fines bandes de largeur égale. Puis, les femmes tressent des bandes de la largeur des boîtes, et ces bandes de feuille de palmier sont collées sur un support en carton permettant une meilleure rigidité de la boîte.
Cette activité représente une source de revenus non négligeable dans cette zone isolée et uniquement tournée vers une agriculture vivrière. Les femmes sont majoritaires dans les groupes de travail, celui-ci leur permet d’acquérir un revenu pour la famille, en dehors de leurs tâches ménagères. Les groupes ont démarré des cultures de palmes afin de rendre leur activité durable. Chaque femme réalise 10 boîtes par jour en moyenne, soit une capacité totale de 3000 boîtes par jour, si l’on compte l’ensemble des membres des différents groupes de la région !

Tébéniketé - Bénin :
C'est une association féminine active depuis 1992 et confectionnant des bijoux en herbe typiques de cette région isolée du nord du pays. Grâce aux bénéfices de leur petite activité elles créent des infrastructures communautaires : achat des matériaux de construction pour l'édification d'un pont, d'une école, d'une boutique artisanale, d'un moulin à farine...
Aujourd'hui c'est toute une région qui est touchée par les retombées de l'association

T.O.A. - Kenya :
Fondée en 1991 dans une province de l'est du pays cette entreprise, travaillant sur les mêmes principes qu'une coopérative, collabore avec 30 groupes villageois afin de maintenir les standards de qualité du tissage du sisal et de créer des ressources communautaires à travers le travail du bois de la pierre et de l'os. TOA ne dépend d'aucune aide extérieure et évite ainsi le système souvent pervers de l'assistanat. Ne pouvant compter que sur elle et donc dépendant des commandes que nous leur passons depuis 1997, elle à su créer et maintenir un dynamisme rare qui se traduit par le fait qu'aujourd'hui de nombreux membres ont put créer leur propre micro entreprise.

Yirgacheffe - Ethiopie :
Née en 2002 du regroupement de 21 coopératives locales, Yirgacheffe a pour objectif d’améliorer le niveau de vie des membres par la production et l’exportation d’un café d’une grande finesse. Bien que jeune, cette organisation a déjà permis à deux coopératives d’obtenir la certification biologique. Les projets de développement sont maintenant dans l’amélioration du transport et la mise en place de l’entreposage, de formations pour les producteurs et de projets de micro-crédit.

 
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